Candidature de Karim Wade: d’éminents juristes internationaux écrivent au Conseil constitutionnel

A une journée de la publication de la liste provisoire des candidats officiels à la présidentielle du 24 février 2018, Karim Wade, dont la candidature est dans la confusion, retient son souffle. Dans ce sens, 4 juristes ont adressé une lettre au Conseil constitutionnel.

Il s’agit de Ibrahima Arona Diallo, professeur de droit public à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), Rosnert Ludovic Alissoutin, enseignant-chercheur en droit à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) et écrivain, Jean-Paul Costa, ancien président de la Cour européenne des droits public à l’Université, et Dominique Chagnollaud De Sabouret, professeur de droit public et des sciences politiques à l’Université Paris II Panthéon-Ass, informe senegal7.

Dans leur lettre, ils écrivent que « l’inscription de Karim Wade sur les listes électorales a été parfaitement régulière et est devenue définitive », brandissant l’article R. 43 du Code électoral. Dans la même lignée, ils poursuivent.

«L’existence de la condamnation prononcée à l’encontre de Karim Wade par la CREI (Cour de répression de l’enrichissement illicite) ne peut pas entraîner par elle-même la privation du droit de vote». D’autant, insistent-ils, que la CREI n’a pas déchu Karim de ses droits civiques.

Ainsi, ils invitent donc le Conseil constitutionnel à ne pas se fonder sur la loi du 4 juillet 2018 qui impose d’avoir la qualité d’électeur pour être éligible.

 

Penda